Récit d'un volontaire au Niger | |
Les activités de Médecins sans frontières toujours suspendues au NigerLe Monde - 02/10/08 Cela fait deux mois que la section française de Médecins sans frontières (MSF) ne peut plus accueillir d'enfants dans son centre nutritionnel de Maradi, au centre du Niger. Le 18 juillet, un décret émanant du ministère de l'intérieur nigérien a en effet imposé la suspension des activités de l'ONG dans la région. Aucun motif n'a alors été donné, mais dix jours plus tard, le ministère de la santé nigérien, Issa Lamine, s'est expliqué lors d'une conférence de presse, accusant MSF d'"entretenir délibérément, avec la complicité de certaines mères", une situation de malnutrition endémique dans la région et dénonçant l'attitude "exhibitionniste et propagandiste [de l'ONG], contraire à l'éthique médicale". Le Niger est pourtant un des pays pilotes dans lequel MSF a mis en place un programme de prévention de la malnutrition. En 2006, l'ONG a lancé une large campagne en faveur des compléments alimentaires, distribuant un pot de pâte enrichie en vitamines et nutriments, chaque mois pendant la période de soudure - les quatre mois qui séparent chaque récolte -, à plus de 60 000 enfants de la région de Maradi. MSF relève une diminution, en 2007, des demandes de soin dans son centre nutritionnel. COMMUNICATION "MALADROITE" Le Niger étant le chantier le plus avancé dans ce domaine, MSF l'a utilisé en exemple à plusieurs reprises dans sa communication sur la prévention de la malnutrition. Cette mise en avant de l'exemple nigérien a pu crisper les autorités de Niamey, leur donnant l'impression que le pays était pointé du doigt. Annick Hamel, chargée des programmes de MSF France au Niger, admet que MSF a été "maladroit" dans sa communication. "La stratégie de prise en charge en amont de la malnutrition a été mise en place au Niger car on avait l'accord des autorités. Au bout de deux ans, elle donne des résultats et c'est à mettre à l'acquis du Niger. Mais on n'a pas su faire en sorte que les Nigériens s'approprient ce programme et en soient fiers." Les crispations liées à cette stratégie de prévention expliquent en partie la décision de suspendre les activités de l'ONG, perçue comme trop indépendante du pouvoir en place. La présidente de MSF, Marie-Pierre Allier, s'est rendue sur place à Niamey et a conclu avec le ministère de la santé un nouveau protocole d'accord redéfinissant la collaboration entre l'organisation et les autorités. Depuis le 15 août, ce protocole se trouve sur le bureau du premier ministre et attend d'être signé. INQUIÉTUDES POUR LES ENFANTS NON-ADMIS Au vu de la poursuite des négociations avec Niamey, MSF s'attendait mi-septembre à pouvoir reprendre de façon imminente ses activités, mais s'étonne aujourd'hui de l'impasse, s'inquiétant notamment de la situation des enfants en demande de soins. Le centre de Maradi prenait en charge près de 3 400 enfants qui venaient chercher leurs remèdes une fois par semaine, et quelque 200 enfants hospitalisés, présentant des pathologies plus graves. Si les autorités locales ont permis à l'ONG de continuer le traitement des enfants déjà pris en charge, elles lui ont interdit d'en accueillir de nouveaux. MSF estime donc que chaque semaine, ce sont 500 enfants qui n'ont pu être pris en charge. Parmi eux, certains ont toutefois pu se tourner vers d'autres organisations. Le 6 septembre, le centre a fermé et une procédure de licenciement a été entamée pour les quelque 460 employés. "On ne peut pas continuer à payer des salaires, sans faire travailler le personnel et sans accueillir de nouveaux enfants, explique Annick Hamel. Ce n'est pas éthique de notre part de dépenser ainsi l'argent des donateurs." Cette procédure de licenciement n'empêche pas MSF d'espérer une levée rapide de la suspension. "En pleine période de soudure, période la plus sensible de l'année, ne pas pouvoir prendre en charge la malnutrition est extrêmement préoccupant", rappelle ainsi Marie-Pierre Allier. Publié à 09:53, le 2/10/2008, dans Actualités nigériennes, Mots clefs : Des potagers pour personnes handicapées prennent racine dans le désertIRIN News - 10/09/08
Oumou ressemble fort à tout autre jardinier nigérien à la saison la plus fertile, dans ce pays désertique. Ce petit bout de femme de 40 ans se lève à cinq heures du matin, prend son petit-déjeuner et travaille pendant cinq heures dans son potager, où elle veille sur son manioc, ses mandarines, ses poivrons et ses pommes de terre. Publié à 10:01, le 10/09/2008, dans Actualités nigériennes, Mots clefs : Un Nigérian obligé de se séparer de 82 épouseswww.7sur7.be - 01/09/08
Mohammadu Bello Abubakar, un Nigérian de 84 ans, devra se séparer de 82 de ses 86 femmes, conformément à un jugement rendu dimanche par un tribunal islamiste, a rapporté lundi la BBC. Il risque même la peine de mort s'il ne respecte pas l'interdiction faite par l'Islam d'avoir plus de quatre épouses. Publié à 10:07, le 1/09/2008, dans Insolite, Mots clefs : « Parfois, je pense que je suis sur le point de perdre la tête »IRIN News - 28/08/08
Amoumene (un nom d'emprunt), 27 ans, a fui pour échapper aux affrontements qui faisaient rage, en novembre dernier, dans les montagnes de l'Aïr, et se réfugier plus au sud, à Agadez, l'une des plus grandes villes du nord du Niger. Publié à 06:11, le 28/08/2008, dans Actualités nigériennes, Mots clefs : Le conflit dans le nord, un obstacle aux soins maternelsIRIN News - 27/08/08
Il y avait du sang partout. Ouma Ibrahim savait qu'il n'était pas normal qu'elle saigne autant après avoir donné naissance à son fils à son domicile. Aussi a-t-elle décidé de consulter une sage-femme de la clinique Dagamanet, un centre de santé situé près de chez elle, à Agadez, qui l'a envoyée à l'hôpital régional, à cinq kilomètres de là.
Ouma Ibrahim est arrivée à l'hôpital le 21 août à 20 h 30, plus de 40 minutes après le début des saignements. Le docteur Hamadou Idrissa, gynécologue en chef de l'hôpital, a déclaré que la patiente présentait une anémie grave à son arrivée, et qu'elle devait recevoir une transfusion sanguine. Publié à 06:08, le 27/08/2008, dans Actualités nigériennes, Mots clefs : 100 jours au coeur de l'enfer pour la prisonnière du NigerLa Provence - 23/08/08
C'est à croire que Kafka était africain. Catherine Dubois, une Vauclusienne aujourd'hui basée à Boulbon (Bouches-du-Rhône) revient de loin. Grande voyageuse, avide d'aventures et de rencontres humaines, cette Provençale âgée de 47 ans se serait pourtant bien passée de celles auxquelles elle a été confrontée au Niger. Pendant cent jours, Catherine a vécu l'enfer. Publié à 06:06, le 23/08/2008, dans Actualités nigériennes, Mots clefs : Le MNJ dément vouloir déposer les armesLe Journal du Dimanche - 19/08/08 Le leader de la rébellion touarègue dans le nord du Niger, Aghali Alambo, a démenti mardi que son mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) ait décidé de déposer les armes, comme rapporté la veille par la télévision nigérienne. "Jamais le président Aghali Alambo n'a parlé ni de libération des prisonniers, ni de cessez-le-feu, ni de déposer les armes de la part du MNJ", annonce le groupe sur son site internet http://m-n-j.blogspot.com/. Lundi soir, la télévision nigérienne avait diffusé une déclaration d'Alambo, traduite de la langue touarègue, selon laquelle le leader du MNJ se ralliait à une médiation libyenne. En fait, précise le MNJ, Alambo n'a fait que remettre au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi un message de la part d'Ibrahim Bahanga, le chef des rebelles maliens. Publié à 06:04, le 19/08/2008, dans Actualités nigériennes, Mots clefs : La rébellion touareg du Niger annonce déposer les armesLa Tribune - 19/08/08 Le leader de la rébellion touareg du nord Niger, Aghali Alambo, a annoncé que son mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) déposait les armes à partir de lundi et reconnaissait, comme les rebelles touaregs du Mali, la médiation du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. "Nous décidons à partir de lundi de déposer les armes (...). Nous déclarons être disposés à nous soumettre à votre médiation pour un dénouement heureux et rapide de la crise", déclare-t-il dans un reportage relatant une rencontre avec Kadhafi, diffusé lundi soir par la télévision nationale nigérienne. Lors de cette rencontre, qui s'est déroulée dimanche, Alambo s'est dit porteur d'un message de la part de Bahanga, le chef des rebelles maliens. "A partir d'aujourd'hui, Bahanga et moi sont sous votre disposition (...). Nous considérons que seule la Libye peut régler le problème des rébellions au Mali et Niger" a-t-il expliqué. Les deux chefs touaregs ont décidé de confier au colonel Kadhafi le dossier de libération d'une soixantaine de prisonniers militaires. Le gouvernement du président nigérien Mamadou Tandja affirme que les rebelles du MNJ sont des trafiquants d'armes et de drogue et refuse de mener des pourparlers avec eux tant qu'ils n'auront pas déposé les armes. Le MNJ est entré en rébellion il y a un an. Au moins 200 rebelles et 70 soldats ont été tués depuis. Les rebelles estiment que les habitants du Nord ne profitent pas des ressources naturelles du pays, qui espère devenir le deuxième producteur mondial d'uranium d'ici 2011. Dans son discours, Kadhafi a mis en garde les rebelles, du Niger et du Mali mais également du reste de l'Afrique. "Les armes ne sont pas un moyen pour revendiquer les injustices. Je me chargerai personnellement de vérifier si vraiment les touaregs font l'objet de discriminations au Niger et au Mali", a-t-il assuré en arabe. "Sachez que les rébellions sont un désastre pour les familles, les jeunes et l'avenir du continent africain (...) Si les touaregs réclament un Etat touareg et si toutes les autres ethnies de l'Afrique réclament un Etat, alors que deviendra l'Afrique?", s'est-il interrogé. "Le souhait des jeunes Touaregs d'abandonner les rébellions est une vraie chance pour développer les pays du Sahara et tout le monde doit applaudir ce geste", a-t-il conclu. Abdoulaye Massalatchi, version française Laure Bretton Publié à 06:02, le 19/08/2008, dans Actualités nigériennes, Mots clefs : Episode 12Retrouver Niamey en pleine chaleur, mais arriver au premier jour de pluie. Retrouver Delphine déjà installée dans la maison et dans son boulot. Réaménager la maison après le déménagement d'Etienne vers la maison de Christine. Dormir sur la terrasse en essayant vainement de concevoir une installation facile à monter pour la moustiquaire, pour finalement garder le bricolage initial. Ramener du fromage à mon directeur, un livre sur les religions à mon chef, et du fromage et saucissons pour nous. Au Centre : Constater que la discipline budgétaire commence à porter ses fruits, que le comité de gestion de la maroquinerie fonctionne. Revenir ainsi boosté pour poursuivre la réorganisation effective de l'administration. Rencontrer un avocat pour l'écriture des statuts véritables du Centre, qui intégreraient les différents organismes professionnels de la filière dans ses instances. Mettre en place des réunions hebdomadaires, des bons d'essence, un double contrôle hebdomadaire des comptes. Suivre la fabrication d'un prototype de sac pour une créatrice française. Concevoir une seconde version du site internet, et être vraiment maudit pour sa mise en ligne entre les coupures d'électricité et les bugs. Monter un dossier de mécénat de compétence avec la Fondation Véolia pour la remise en fonctionnement de la station d'épuration. Continuer à attendre la reprise des formations Union Européenne. Gérer des problèmes avec certains artisans qui n'honorent pas toujours les commandes de leurs clients, au point de fuir au Burkina pour éviter de répondre aux problèmes. Rédiger avec l'aide de Delphine le dossier FSD (Fonds Social de Développement - SCAC) pour le projet de formation en bijouterie moderne et de construction d'un atelier au Centre, mais ne pas pouvoir le déposer au dernier moment du fait d'un quiproquo entre les bénéficiaires. Subir les coupures d'électricité plusieurs fois par jour, au point de sortir les boules de pétanque pour occuper les après-midi.
Journée des volontaires : Organiser avec quelques volontaires, une journée inter-volontaires dont le principe est de réunir les volontaires des différents pays et structures autour d'un jeu de piste dans Niamey. Chercher des financements, trouver le lieu de la soirée, négocier des heures durant avec le gérant qui voudrait faire payer chaque service (les chaises, les tables, le frigo, les serveuses, les gardiens, les lampes,...). Se torturer la tête pour imaginer un parcours différent pour 7 équipes de 10 personnes. Se balader à pied dans le quartier à la recherche de personnes acceptant de participer au jeu, passer 10 minutes à essayer d'expliquer le principe pour finalement avoir le droit à un refus. Et le jour venu, ne pas voir passer le temps et regretter de ne pouvoir jouer au jeu de piste. Voir Français, Japonais, Américains, Canadiens, Belges, Luxembourgeois, Allemands, Espagnols se mélanger et partager autour de leurs expériences. Jouer au jeu de la callebasse (porter sur sa tête une callebasse remplie d'eau) et au jeu du journal (sauter à plusieurs d'une feuille de journal à l'autre). Déguster des crêpes canadiennes au sirop d'érable et des makis japonais. Voir la tempête envahir le ciel et devoir se replier tous sous un hangar qui ne protège en rien. Ne pas désespérer sur la suite de la soirée et ressortir dés la fin de la première pluie la nourriture, la sono, rallumer le brasero et assister au spectacle de jongle organisé par les Japonais. Se réfugier sous une paillotte à la seconde pluie. Et revenir à la maison en mate sous une tempête impressionnante, éclairé seulement par le faible phare et les incessants éclairs, zigzaguer entre les flaques et les branches tombées. Organiser une seconde soirée dans un autre maquis pour finir la soirée écourtée. Ecouter la présentation de chaque organisation présente au Niger.
Divers : Assister à deux baptêmes en une semaine. Apprendre à faire des makis, sushis et sashimis avec l'aide de japonais. Acheter une nouvelle mate (bleue cette fois) pour revendre l'autre à Delphine. Se mettre à la cuisine avec Delphine : lasagnes, hachis parmentier, curry de capitaine, ratatouille, milkshake à la mangue ou à la banane, yaourt maison, etc. Débroussailler le jardin avec Idé et planter un manguier, des papayers, des petites tomates, un gazon japonais, des courges, des haricots et diverses fleurs. Passer une soirée à la concession avec d'autres volontaires, pouvoir s'installer sur les rochers tellement le fleuve est bas. Se faire faire encore de nouvelles chaussures par les artisans. Assister au départ de volontaires et se retrouver à une quinzaine de volontaires contre 35 l'année dernière. Etre fasciné par la mise en scène par une volontaire d'une pièce de théâtre au CCFN : plan incliné, hamac accroché en haut de scène, arbre métallique, costumes étonnants. Apprendre la bataille corse aux enfants d'une collègue de Delphine. Assister à l'ouverture du centre de formation en boulangerie, projet de Christine, et pouvoir commencer à déguster leurs nouveautés. Expérimenter le palu et passer une nuit à la clinique sous perf' et en profiter pour regarder la télé, prendre une douche chaude, dormir avec la clim. Compter les points dans la bataille des telecoms : arrivée d'Orange, changement de nom pour Celtel (Zain) et de Telecel (Moov).Voir la ville se recouvrir de panneaux publicitaires à leur effigie, et les magasins être repeints à leurs couleurs.
Et partir au Sénégal pour 3 semaines de vacances ! Publié à 09:27, le 4/08/2008, dans Journal de voyage, Mots clefs : Les journalistes privés du Niger s’insurgent contre la détention d’un des leursAgence Presse Africaine - 31/07/08 L'Union des journalistes privés du Niger (UJPN) a dénoncé jeudi l'interpellation et la détention préventive du directeur de l'hebdomadaire privé ‘'L'Evénement'', Moussa Aksar, arrêté mercredi dans les locaux de la police judiciaire (PJ) de Niamey où il s'est vu accusé de « propagation de fausses nouvelles ». Le journaliste qui a été convoqué mercredi en début d'après-midi à la PJ, a également subi un interrogatoire pendant plusieurs heures avant d'être placé en garde à vue où il est interdit de toute visite. « Nous nous insurgeons contre le principe même de la détention préventive, car un journaliste n'est pas un criminel, il peut être traduit au moyen de la citation directe » a indiqué à APA, Oumarou Keita, secrétaire général de l'UJPN. Selon lui, le journaliste « est toujours interdit de visite et on refuse de nous dire publiquement ce qui lui est reproché, ce qui est une atteinte grave à la liberté de la presse ». L'UJPN, a dit M. Keita, dénonce « avec vigueur » l'arrestation d'un journaliste à l'occasion de l'exercice de sa profession et reste « solidaire du journaliste Moussa Aksar ». Contactée jeudi par APA, l'Association nigérienne des éditeurs de la presse indépendante (ANEPI), dont relève M. Aksar, n'a pas voulu se prononcer, attendant de « voir l'évolution de la situation ». Dans sa livraison de mardi dernier, « L'Evénement », l'un des journaux les plus lus du pays, a rapporté sous la signature de son directeur, une information relative à la découverte récente d'une cache d'armes dans un quartier périphérique de Niamey, la capitale. Selon l'hebdomadaire, un haut officier dont la photo barrait la Une de l'édition, serait le « légitime propriétaire » de cette cache d'armes.L'officier en question qui se trouve au Cameroun, serait également, selon le journal, impliqué dans l'assassinat le 9 avril 1999 de l'ancien président nigérien, Baré Mainassara, dont il était adjoint de la garde personnelle. Publié à 05:33, le 31/07/2008, dans Actualités nigériennes, Mots clefs : { Page précédente } { Page 1 sur 15 } { Page suivante } |
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